Underworld : Evolution
Par Xavier, mardi 25 avril 2006 à 23:05 :: Cinéma :: #13 :: rss
Amis des vampires et des loups-garous, bonsoir. Amis des super nanas qui frappent très fort sur les méchants, pareil. Car disons-le tout net, Underworld : Evolution n'est pas un film pour les gentils amateurs de choux de Bruxelles. Un vrai film d'action, baston et esthétique gothique sur fond de vague renouvellement du mythe lycanthropique. Pour autant, on n'ira pas jusqu'à dire que ce film va révolutionner le septième art, mais on n'hésitera pas à le qualifier de vraie réussite et même d'excellente suite.
Les règles du genre sont relativement simples: un bon méchant (là ils sont tout plein et dans le premier, y'a même un gentil — inquitant — qui était en fait un vrai salaud), de l'action (non, encore un peu plus), éviter le kitsch, soigner les décors et surtout une héroïne sexy qui en balance un max dans la tronche de ses ennemis. Rien à dire, sur la recette, Underworld: Evolution reprend la recette gagnante du premier opus. Les trucages sans trop de numérique, la déco à faire rougir Marylin Manson, tout y est. Et puis Kate Beckinsale y'a pas à dire, en cuir noir moulant, c'est un spectacle dont on ne se lasse pas.
Blague à part, autant j'étais content de replonger dans un autre Underworld (le premier, tout série B qu'il était, m'avait enchanté), autant on connait les risques liés aux suites de ce genre de production. Histoire d'en remettre une couche et de rammasser encore quelques billets, certains n'hésitent pas à nous servir du n'importe quoi avec plus d'explosions, frisant le ridicule un peu plus à chaque fois (Blade est exemplaire de ce genre-là, Riddick fait très fort aussi à mon avis). En plus j'ai beau faire mon chevalier du verbe, j'avoue ne pas être particulièrement fan du genre. Moi si on ne me raconte pas des histoires, je m'endors. C'est le contraire des n'enfants. Bref.
Evolution est plus qu'une suite réussie. C'est la suite naturelle de l'histoire. Ça commence d'ailleurs exactement une seconde après la fin du précédent. On retrouve, comme si strictement rien n'avait bougé depuis, les personnages (casting inchangé et sympathiques apparitions de Bill Nighy et Shane Brolly du coup) et surtout le fil de l'intrigue. Pas trop de résumés barbants de l'épisode précédent, d'ailleurs même si on avait encore le film en tête on remet utilement les choses en place et on resitue bien les enjeux. Ce qui surprend au premier abord, c'est que visiblement Len Wiseman (réalisateur et scénariste) et Danny McBride (scénariste) ne se sont pas posé de question, ils ont clairement quelque chose à raconter et ils foncent. Et on les suit dans l'enthousiasme. Passée la mise en place, ça reprend comme en 40 et avec des extensions sympathiques. Plus de décors, coulisses de l'intrigue qui se développent, nouveaux personnages intéressants sans en faire trop, non vraiment, la machine roule que c'est est plaisir.
Il faut aussi souligner la performance plus qu'honorable de Scott Speedman (bon, on lui demande pas de jouer Einstein non plus) et l'intransigeance de Kate Beckinsale, rude, rapide, et dans cet épisode plus émouvante aussi. Parce que sous cette carapace de cuir et de vampiresse, il y a ausi un coeur qui bat (pour Michael/Scott Speedman) figurez-vous ma bonne dame. Et intelligemment, Len Wiseman ne cède pas à la tentation de jouer l'atout charme en traînant une caméra alanguie sur le corps de la belle. Nonon, une seule scène un peu osée, sans en montrer trop et sans roucoulades (mais superbe quand même) et hop ça repart à fond les ballons.
Len Wiseman signe un deuxième film en béton et oui, vous avez bien lu, il n'a réalisé que les deux Underworld et parvient à maîtriser tout ça comme un grand. Visiblement il a progressé entre les deux, en plus. De quoi nous réjouir (pour une fois) d'apprendre que le troisième opus est en projet. Kate a déjà signé d'ailleurs. Normal, après avoir rencontré Len sur le premier film, ils se sont mariés. On imagine bien qu'ils vont donc continuer ensemble. Et visiblement, la cohérence et l'intérêt de l'histoire (pas révolutionnaire, d'accord, mais passionnante) vont grandissant avec les épisodes, ça devrait donc être pas mal. Et allez le voir au cinéma plutôt que de le télécharger, bande de pirates, parce que les décors et les effets valent largement un très grand écran.

Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire